L’Audi Quattro existe depuis 40 ans. Une belle opportunité pour Autoworld-Brussels de mettre en lumière une quinzaine d’exemplaires de cette sportive qui fit sensation en 1980 au Salon de Genève. C’est là, en effet, qu’Audi dévoila pour la première fois le Coupé Quattro, un coupé inédit, puissant et sportif (200 CV/147 kW), à quatre roues motrices, un concept de propulsion jusqu'alors réservé aux camions et 4x4.
Du 11 septembre au 7 octobre, les Audi Quattro exposées à Autoworld raconteront la fabuleuse histoire de cette sportive qui révolutionna le monde des rallyes… et de la sécurité automobile. On y verra non seulement un de ses premiers coupés, mais aussi bon nombre de modèles de rallye et de compétition ainsi que des sportives emblématiques. Notons déjà la présence des GR4 Rally de 1980, la Rally Gr B de 1983, l’Ur Quattro de 1982, la 200 Quattro TransAM de 1988, la RS2 de 1993 et la Quattro Sport de 1985, et bien d’autres encore.
L’Audi Quattro, pionnière de la transmission
intégrale permanente
Durant l’hiver 1976/77,
les ingénieurs d'Audi s’étaient inspirés des essais de la VW Iltis, un
tout-terrain conçu par Audi pour l'armée allemande, qui présentait une
excellente tenue de route sur neige et sur glace. Ils montèrent une
transmission intégrale comparable sur une Audi 80. Les débuts de l'Audi
Quattro en rallye ont suivi un an plus tard et ont bouleversé le secteur. Sous l’impulsion de Ferdinand Piëch, alors directeur
technique chez Audi, l’Audi Quattro fait son entrée en compétition, directement
au Championnat du Monde des Rallyes de 1981.
En cinq ans, Audi empoche 2 titres de Champions du Monde
« Pilotes » et 2 titres « Constructeur ».
A noter que
notre pilote belge Marc Duez remporta sa première victoire sur Audi Quattro en
1983 aux Boucles de Spa, avec Willy Lux comme co-pilote.
Et si, depuis,
la majorité des voitures de rallyes sont équipées du système quattro, c’est
bien grâce à Audi !
De plus, sachant
que, dans les années ‘80, pour pouvoir homologuer une voiture en rallye, les
constructeurs avaient pour obligation de produire une version
« route » d’au moins 200 exemplaires, il existe également encore de
belles Quattro routières de ces années-là.
« Quattro » pour quatre roues
motrices
Si, aujourd’hui, il peut paraître normal
d’avoir une transmission intégrale sur sa voiture, c’était loin d’être le cas
en 1980. Avec la technologie quattro, Audi inaugure donc une ère
révolutionnaire dans la sécurité des véhicules.
Jusque là, 100% de la puissance du moteur
était transmise soit aux roues arrière, soit aux roues avant. Avec la transmission
intégrale, la puissance est répartie sur les quatre roues grâce à un
différentiel central, ce qui permet d’avoir une meilleure adhérence à la route.
Parmi les atouts de
cette technologie, citons aussi l’optimisation de la traction lors de
l’accélération. Sur le plan du ressenti, le système quattro rend la conduite
purement exceptionnelle. « C’est comme si la voiture collait à la route ».
Quattro, l’ADN d’Audi
Le système à quatre roues motrices permanentes a été
introduit par Audi pour la première fois en 1980.
Aujourd’hui, une Audi sur quatre est une quattro.
Dans le système quattro original, le
moteur et la transmission étaient situés dans une position longitudinale.
Depuis 1980, le système quattro a subi de nombreuses évolutions. Il y eut
l’Audi 100, l’AVUS (resté sous forme de prototype), l’Audi RS2 conçue
en collaboration avec Porsche et qui fut la première à sortir de la filiale
sportive d’Audi baptisée… Quattro, l’Audi RS2 et, en 1994 un break sportif
complètement insensé pour l’époque.
La technologie
quattro n’eut de cesse d’évoluer et, très vite, la puissance put être transmise
là où la voiture en avait besoin (sur la roue avant gauche, ou droite, ou sur
les roues arrière), ce qui permit à Audi de sortir, en 2005, des voitures tous
chemins dont la Q7 (Q = Quattro).
La génération actuelle (la sixième) a
été introduite dans l’Audi RS5. Elle accueille un différentiel central
capable d’appliquer jusqu’à 70% du couple sur les roues avant et jusqu’à 85% sur les roues arrière, au besoin,
selon les circonstances de traction (virages,
accélérations, freinage, neige, etc.).
Cette 6e génération de quattro a ensuite
été intégrée à l’A7 et aux derniers modèles A6 et A8.
Aujourd’hui, les
modèles les plus puissants d’Audi comme les RS4, RS6, RS5 et RS8 sont
disponibles en quattro, et même les plus petits comme le Q2. Mais les dignes héritières Quattro d’Audi d’aujourd’hui
sont sans conteste l’Audi TT RS et l’Audi RS3 avec leurs 5 cylindres et leurs
400CH.