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WHO’S WHO @ AUTOWORLD

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Ils vous accueillent, vous informent, vous guident et sont aux petits soins pour que votre visite à Autoworld se déroule le mieux possible. Qui sont ces personnes dont vous ne connaissez souvent que les visages ? Aujourd’hui, nous rencontrons André.  Cet homme affable connaît le musée comme sa poche. Et pour cause. André vit littéralement au musée depuis le premier jour. C'est-à-dire… depuis 34 ans.   Avec ses 80 ans pile-poil, André a pratiquement tout fait, tout connu, tout vu à Autoworld. A part la direction générale, il a occupé (presque) tous les postes. Bien que pensionné, il a le musée dans la peau et répond toujours présent lorsqu’on fait appel à lui lors d’événements en soirée, pour aider aux montages d’expos, pour surveiller les enfants qui fabriquèrent les voitures en Lego cet été.  Toujours prêt, toujours souriant mais au tempérament bien trempé. « On ne lui en raconte pas ! », et lorsqu’il faut faire le gendarme à l’entrée d’une soirée privée, il sait se faire entendre. 


 « J’en ai vécu des choses dans ce musée ! », raconte André. « Je n’oublierai jamais l’hiver 1986/1987. La Régie des Bâtiments devait remplacer les trois chaudières. Il faisait -17°C dehors et… -17°C dedans ! Pas un visiteur, bien sûr, mais, pendant deux jours complets, les 5 gardes de Securitas, moi-même et une autre personne, courrions d’une voiture à l’autre pour vider les réservoirs d’eau afin qu’elle ne gèle pas et éviter que les moteurs ne cassent.  Idem pour les toilettes. Nous chauffions de l’eau et courrions la déverser dans les canalisations.  Ca a duré une semaine ! »
Entre soirées de plusieurs centaines de personnes, défilés de mode, expositions de voitures… André n’a presque rien manqué. « Au début, la mezzanine était également couverte de voitures. Lorsqu’il fallait les déplacer, c’était tout un déménagement ! Aujourd’hui, nous avons des machines spéciales mais à l’époque, on utilisait un crick et un compresseur. Il fallait regonfler les pneus… La préparation d’une expo prenait souvent plus de temps que l’expo elle-même. »
Durant les années qui suivirent l’ouverture du musée en 1986, celui-ci était dirigé par Yvan Mahy, le fils du collectionneur Ghislain Mahy. Il avait installé une sorte de petit appartement à l’arrière des bureaux.  « Yvan Mahy aimait travailler sur ses voitures dans le musée à n’importe quelle heure, et on le rencontrait souvent la tête sous un capot.  Du coup, les visiteurs, ne sachant pas qui était ce personnage en bleu de travail, se mettaient eux aussi à ouvrir les capots des voitures et je devais gentiment aller les sermonner. » 

Vous l’aurez compris, André, c’est la  mémoire vivante d’Autoworld.  On ne se lasse pas d’écouter ses anecdotes. Si vous le rencontrez au musée, n’hésitez pas à lui en demander l’une ou l’autre.  Vous serez sous le charme.



21/08/2020

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