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Fiat voit le jour en 1899, année qui marque le début de 125 ans de « douceur de vivre » pour les belles voitures italiennes. Des voitures rapides aussi, que Carlo Abarth a souvent contribué à rendre encore plus rapides. Autoworld célèbre ces deux marques du 4 juillet au 1er septembre.

Mephisto

En 1899, la crise frappe l’Italie. Mais la Botte ne tardera pas à porter le secteur automobile dans son cœur. Seul le pape y est plus vénéré que la voiture. C’est Giovanni Agnelli qui, avec sa Fabbrica Italiana Automobili Torino (Fiat), parviendra à combiner l’artisanat, l’ingéniosité technique et l’inimitable flair italien à l’échelle industrielle. De temps à autre, la marque se met également en quête de succès sportifs. Son résultat le plus célèbre est le « Méphistophélès », un véritable monstre équipé d’un moteur d’avion qui établit des records de vitesse pour Fiat.  

Topolino

À l’instar d’Henry Ford, Giovanni Agnelli comprend que la production de masse réduit le coût des voitures et les rend plus accessibles. L’engouement des Italiens pour l’automobile fait le reste. Au début des années 1920, Fiat détient 80 % du marché automobile italien. En 1923, Giovanni Agnelli s’installe dans l’usine de Lingotto, au cœur de Turin, l’usine d’assemblage la plus moderne d’Europe, avec notamment une piste d’essai sur le toit. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Italie connaît à nouveau une crise profonde. Le pays fait partie du camp des perdants et l’industrie a été littéralement bombardée. Fiat se remet au travail et se concentre encore davantage sur l’Italien moyen, avec sa Topolino d’avant-guerre et, bien sûr, sa célèbre Cinquecento.

Otto Vu &n Multipla

 Fiat ne serait cependant pas une marque italienne si elle ne faisait pas régulièrement preuve de témérité, l’Ottovu et son moteur V8 étant l’exemple le plus évocateur. Sans oublier les modèles brillants comme le Multipla, le premier monospace basé sur la 600. 

Carlo Abarth

Si Fiat a certes mis de côté son goût pour la compétition, cela ne l’empêche pas pour autant de remporter des succès sur les circuits de Monza et autres. Le plus souvent sous la bannière « Abarth ». Carlo Abarth a alors déjà fait ses preuves en sport automobile en tant que directeur sportif de Cisitalia. Après la faillite de la marque, Carlo Abarth a créé sa propre marque à partir des vestiges de l’entreprise de voitures de sport, en utilisant le scorpion, son signe astrologique, comme logo. Outre ses propres voitures, Carlo Abarth se consacre également à la production de pièces détachées pour d’autres marques italiennes, dans le but d’améliorer les performances sportives. 

Fiat Abarth

Lorsque Carlo Abarth s’installe à Turin en 1951, il s’associe à Fiat un an plus tard. Abarth utilise des pièces Fiat pour ses voitures et reçoit une compensation de la marque pour chaque victoire remportée par ses modèles. Carlo Abarth est alors suffisamment avisé pour viser des victoires dans les petites catégories, évitant ainsi de s’opposer à des concurrents comme Ferrari. Ce partenariat n’est toutefois pas exclusif, comme en témoignent les Alfa Romeo et les Porsche qui portent le scorpion d’Abarth derrière le nom de leur modèle. 

Fiat 2300 Coupé

Fiat, quant à elle, continue à se concentrer sur la production de masse, mais révèle à nouveau ses prouesses de manière ponctuelle. Avec des modèles comme la 2300S, sortie en 1961, elle dispose d’un fleuron capable de rivaliser avec les plus prestigieux concurrents italiens ou étrangers. Une fois encore, c’est Abarth qui se charge d’optimiser les performances du modèle. 

131 Abarth

En 1971, Carlo Abarth vend son entreprise à Fiat. Ce qui reste d’Abarth est cédé à Osella, tandis qu’Abarth devient la branche sportive de Fiat. Ses plus grands succès sont obtenus en rallye, la 124 Abarth Rally et la 131 Abarth remportant plusieurs titres mondiaux. Ferrari, qui, au grand dam de Ford, a entre-temps été absorbée par Fiat, défend en effet le drapeau tricolore italien dans les prestigieuses courses de F1, d’endurance et de GT. Par la suite, Abarth fait de même avec Lancia, qui fait également partie du groupe Fiat, notamment avec la Beta Montecarlo Groupe 5 et la voiture de rallye 037 Groupe B, qui remportent toutes deux des titres mondiaux. En 1981, Abarth cesse d’exister et est remplacé par Fiat Auto Gestione Sportiva. 

Fiat Panda

Le géant qu’est devenu Fiat, fort de partenariats avec Seat et Lada en plus de ses propres marques, subit de plein fouet la grave crise qui frappe le secteur automobile dans les années 1980. Mais avec son modèle Panda, Fiat revient une fois de plus à un modèle accessible à tous. La Panda deviendra un modèle culte, qui sera plus tard suivi d’une version plus moderne. Cette version servira également de base à la nouvelle Cinquecento 500, avec laquelle Fiat connaîtra un nouveau succès mondial sans précédent. Entre-temps, le nom Abarth est réapparu sur la carrosserie de plusieurs modèles sportifs de Fiat, dont, bien sûr, la 500 Abarth.

Abarth 500

En 2014, Fiat fusionne avec Fiat Chrysler Automobiles SA. En 2019, elle devient le géant Stellantis lorsque le Groupe français PSA rejoint ses rangs. Fiat poursuit ainsi sa route en unissant ses forces pour les 125 prochaines années.