Cinq faits intéressants sur Big in Japan

Compétition

Mazda 787B-002, la gagante des 24h du Mans 1991

Les constructeurs japonais ont passé des années à tenter de remporter la plus prestigieuse des courses automobiles : les 24 heures du Mans. Le nom de Mazda apparaît pour la première fois en 1970, lorsqu'elle fournit un moteur à l'équipe belge Levi's. Il s'agit déjà d'un moteur wankel qui ne durera malheureusement que 19 tours.

Mazda persévère et en 1991, elle réussit enfin à s'imposer. Avec une autre influence belge à travers le consultant Jacky Ickx et avec Bertrand Gachot au volant, la Mazda 787B-002 Group C devient le premier constructeur japonais et le premier (et pour l'instant le seul) à remporter les 24 Heures du Mans avec un moteur rotatif.Et ce, alors que Mercedes, Jaguar, Porsche, Nissan et Toyota n'ont pas lésiné sur les moyens pour s'imposer.

La Mazda et l'équipe ont réalisé un parcours impeccable de 362 tours (4,923 km), avec pour seul souci une intoxication alimentaire pour le pilote Johnny Herbert. Au passage, le hurlement du bloc à quatre rotors R62B, d'une puissance de 700 ch (ou 900 lors des qualifications) est à jamais gravé dans la mémoire collective de tous les fans de course.

Moto

Honda CB750 'Four' la japonaise révolutionnaire 

La « Four » n'est pas le premier moteur quatre cylindres de série, cet honneur revenant au Belge F.N., mais la CB750 a fait du quatre cylindres la norme. Lorsque Honda a lancé la CB en 1969, toute concurrence a immédiatement semblé obsolète. La CB750 offre des performances de haut niveau, mais elle est surtout exceptionnellement bien finie, fiable et produite de manière irréprochable. Avec ses quatre cylindres, son démarreur électrique et son frein à disque, elle est également techniquement innovante. Honda s'est déjà forgé une réputation pour ses petites motos exceptionnelles et ses motos de course dominantes en 1969. 

Avec la CB750 Four, Honda peut également revendiquer sa domination sur la route. L'un des arguments de vente consiste à poser un verre d'eau sur une CB en rotation pour montrer au client à quel point elle vibre peu, alors que sur les concurrentes européennes, il suffit de jeter le verre sur la selle. La Honda CB750 Four est le Pearl Harbour motorisé avec lequel l'industrie motocycliste japonaise a conquis le monde.

Voiture historique

Toyota 2000 GT, la première supercar japonaise

En 1965, Toyota a présenté la première supercar japonaise au salon de Tokyo : la 2000GT. C'est la première fois qu'un constructeur japonais se laisse tenter par la construction d'une pure voiture de sport. 

C'est Yamaha qui a piloté le projet, après que Nissan a écarté l'idée d'une voiture de sport à deux places, tandis que le design est dû à Albrecht Graf von Goertz, qui avait déjà sorti la BMW 507 de sa plume.Le bloc moteur provient de la Toyota Crown Sedan, un six cylindres de 2 litres, mais équipé d'un double arbre à cames en tête, pour une puissance de 150 ch.

 Seules 351 2000GT ont été construites, ainsi que deux versions décapotables pour le film de Bond « You Only Live Twice », ce qui rend la 2000GT très rare, recherchée et chère.

Kei cars

Ces micro-voitures qui ont donné l'accès à l'automobile aux Japonais

La kei car (littéralement : véhicule léger) est apparue en 1958 avec le lancement de la Subaru 360. Il s'agit de petites voitures, équipées de petits blocs moteurs dans le but de réduire au maximum la charge en utilisant des dimensions maximales fixes. Il s'agit d'une vandaga fixe aux dimensions de 3,4 m sur 1,48 m, avec une hauteur maximale de 2 m et une cylindrée de 660 cm3. 

La kei car était au Japon ce que la Fiat 500 était à l'Italie ou la Volkswagen à l'Allemagne : une occasion pour de nombreuses familles de posséder leur propre voiture à une époque où les scooters et les motos dominaient la scène urbaine. Jusqu'à aujourd'hui, la voiture kei détient une énorme part du marché automobile japonais, avec 1,56 million de modèles vendus d'ici à 2024.

Figure automobile

Soichiro Honda

Selon Soichiro Honda, le succès se compose de 99 % d'échecs. Une chose que l'on ne pourrait pas déduire de l'incroyable success story qui commence en 1946 avec la fondation de l'Institut de recherche technique Honda, qui n'est rien de plus qu'une cabane en bois. 

Le début est presque cliché : il s'agit de produire des cyclomoteurs légers et bon marché à partir de moteurs de générateurs provenant de l'armée japonaise vaincue. Deux ans plus tard, la Honda Motor Company voit le jour et, en 1949, la première de ses propres motos Honda arrive sur le marché : la Dream D-Type. 

En 1955, Honda devient le plus grand constructeur de motos du Japon. La moto Super Cub produite en 1958 deviendra le véhicule le plus vendu de la planète, avec plus de 100 millions de modèles écoulés. En 1959, Honda exporte pour la première fois aux États-Unis, en 1961, Honda remporte la prestigieuse course TT de l'île de Man et son premier titre mondial en course de moto, en 1962, elle ouvre sa première usine de production à l'étranger à Alost, en Belgique, en 1964, la première voiture est produite et Honda participe à la Formule 1. 

En 2023, Honda produit 4,19 millions de véhicules dans le monde, avec 88 victoires, 6 titres de constructeurs et 6 titres de pilotes à son actif en F1. Sur deux roues, Honda a remporté plus de 800 GP et 72 titres mondiaux, 31 titres mondiaux en motocross et d'innombrables victoires et titres dans toutes les catégories possibles de sport automobile.